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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:15

Éditions GOPE, 240 pages, 13x19 cm, 17.85 €, ISBN 978‐2‐9535538‐8‐8

 

 

Table des matières

 

 

Introduction, page 3
Autant en emporte l'Orient, John Burdett, page 11
L’inspecteur Zhang et le meurtre du gangster thaï, Stephen Leather, page 29
Mille et une nuits, Pico Iyer, page 71
Crâne-Coupé, Colin Cotterill, page 83
Dauphins S.A., Christopher G. Moore, page 103
Une femme libérée, Tew Bunnag, page 129
Hansum man, Timothy Hallinan , page 147
Le jour s’est levé…, Alex Kerr, page 169
La mort d’une légende, Dean Barrett, page 183
L'épée, Vasit Dejkunjorn, page 199
Bras de fer autour d'une glacière, Eric Stone, page 211
Canicule mortelle, Collin Piprell, page 229

 

Bkk-Noir_.jpg

 

 

Les Editions Gope ( David Magliocco) ont en encore frappée avec ce recueil de nouvelles écritent par : John Burdett, Christopher G. Moore, Colin Cotterill, Stephen Leather, Pico Iyer, Timothy Hallinan, Dean Barrett, Eric Stone, Tew Bunnag, Alex Kerr, Vasit Dejkunjorn, Collin Piprell.

 


Ces 12 histoires, écrites par des auteurs anglo-saxons et thaïlandais, vous révéleront les côtés obscurs de cette grande ville asiatique où la vie d'une grande partie des habitants semble bien loin du paradis que suggère son nom thaï, Krungthep, la Cité des Anges.

 

Il faut dire que j'ai adoré et dévoré ce livre (à part peut être "Dauphins S.A,", qui n'est pas mon genre de littérature).

 

A part cette remarque vous pouvez acheter ce liver les yeux fermées vous passerez de très bon moments (noirs).

 

Un extrait de ce livre capté sur le le site dédié à ce livre  http://bangkoknoirgope.blogspot.com/

 

 

La mort d’une légende, Dean Barrett

 

Dean Barrett a plusieurs cordes à son arc : écrivain, dramaturge, photographe, journaliste. Il est connu à Bangkok, et notamment dans le quartier chaud de Soi Cowboy, à la fois pour ses facéties, son goût inconditionnel pour tout ce qui porte une minijupe (ou un sarong, un longyi, une cheongsam, un kimono, un bikini, etc.) et ses thrillers asiatiques. Ces derniers ont la réputation d’être faciles à lire, captivants et bien documentés.
La mort d’une légende ressemble beaucoup à une pièce de théâtre, en un acte et trois scènes : l’action se déroule dans un appartement, les personnages entrent et sortent, les dialogues sont enlevés et prédominants.
Dean Barrett en a en effet repris Death of a Legend, une petite pièce de théâtre de 15 minutes, écrite en 1997, dont l’action se déroule dans un appartement à Manhattan. Il y a incorporé des éléments qui lui donnent une couleur typiquement thaïe.
Tout commence dans le living-room d’un appartement pouilleux, dans un immeuble délabré d’un quartier chaud de Bangkok.
Il fait jour. Les stores sont baissés, mais ne peuvent masquer la misère des lieux.
Un homme d’un certain âge, assis sur une chaise, nettoie méticuleusement son arme, sur la table du salon. Entre alors un jeune, à peine sorti de l’adolescence…
Ainsi, dans une même pièce, se retrouvent deux hommes.
Deux tueurs à gages.
Un contrat.
S’engage alors un huis clos entre ces deux êtres, le vieux routard et le novice. 
Deux hommes, deux générations, pour une même mission, pour un même contrat. 
Deux tueurs. Une victime. 
Deux chasseurs. Une proie.
Mais les apparences sont bien souvent trompeuses et Bangkok n’échappe pas à cette règle universelle. Bien loin s’en faut.
Alors qu’un macabre pas de deux s’engage, le rythme s’accélère.
Dans la chaleur. Dans la misère.
La rencontre entre ces deux hommes, entre ces deux générations, aboutira-t-elle à une collaboration ou au contraire, à une confrontation ?
Quelle est la destinée de ce binôme improbable ? Erreur de casting ou coup de génie ?
Dans cet appartement pouilleux, perdu dans la ville, quand la danse s’achèvera, les lignes auront-elles bougé ? 
Qui sera le chasseur ? Qui sera la proie ?
Extrait :
On frappa à la porte, discrètement, avec hésitation. Imperturbable, l’homme continuait son ouvrage. Sa voix était grinçante et bourrue, sans doute un héritage de toutes ces années où il avait fumé :
« Ouais. »
Silence.  On frappa une nouvelle fois. Juste un tout petit peu plus fort.
« Ouais ! »
La porte s’ouvrit, lentement, et un jeune Thaïlandais entra avec précaution. Il était mince, âgé d’une vingtaine d’années et portait une veste qui devait coûter un paquet de fric, une chemise à manches longues et un pantalon impeccablement repassé. Ses chaussures en cuir semblaient avoir été lustrées. Son teint était beaucoup plus clair que celui du géant. Il essayait d’adopter une attitude cool et nonchalante, cependant, tout en lui transpirait la nervosité. Il regarda le colosse pendant quelques secondes, ferma la porte, puis jeta un coup d’œil à la pièce.
« Tu ne fermes pas la porte à clé ?
— Si tu le dis.
— Et si ça avait été lui ?
Pour la toute première fois, l’homme, sur sa chaise, leva les yeux et regarda le jeune homme. Puis, il reprit le nettoyage de son arme.
— Lui ?
— Le type qu’on doit descendre ! C’est une légende !
— Les légendes meurent, petit. Comme tout le monde.
— Mais il aurait pu débarquer plus tôt et…
— Et quoi ? rétorqua le géant qui cessa son activité quelques secondes pour plonger son regard dans celui du garçon.
T’inquiète, petit. Il est connu pour sa ponctualité.
Le jeune homme hésita, puis se dirigea vers le colosse. Il lui tendit la main. L’autre l’ignora.
— Je m’appelle Sombat Ti…
— Ne dis pas ton nom. Ne dis jamais ton nom. Ça fait com-bien de temps que tu es dans le business ?
— Euh… je… ça fait un bail… Alors, ça fait combien de temps que tu es là ?
— Un certain temps. Wichai t’a engagé ?
— Ouais, Wichai
— Qu’est-ce qu’il t’a dit ?
— Sur quoi ?
— Sur le coup !
— Juste que le type fait ce qu’on fait. Et que c’est le meilleur.
— Et qu’est-ce qu’on fait ?
Le garçon se redressa et commença à se pavaner :
— Ben, tu sais. Éliminer les obstacles. Régler les différends. Résoudre les problèmes. De façon permanente… comme quand j’ai réglé son compte à Kaeochart.
— C’est toi pour Kaeochart ?
— Ouais, c’est moi. T’en as entendu parler, hein ?
— Petit, tout le monde dans le métier a entendu parler de Kaeochart. En plein milieu du parc Lumpinee. Le tireur est descendu de sa moto, est passé à côté des gardes du corps du gars, l’a exécuté puis est retourné tranquillement à sa moto et s’est tiré. Il ne les a pas lâchés du regard pendant tout ce temps ; les mecs avaient trop les pétoches pour bouger.
— Ouais. Ouais, ça s’est passé comme ça. C’était cool… couillu.
Le garçon s’interrompit, histoire de s’admirer dans le miroir, puis regarda le géant dans le reflet.

 

 

 

Bkk-Noir2.jpg

 

 

D'autres critiques de ce livre ici :

 

Sur black Novel .........................http://black-novel.over-blog.com/article-bangkok-noir-recueil-de-nouvelles-editions-gope-109438005.html

 

Sur Soleil vert .......................http://www.librairiesoleilvert.com/article-christopher-g-moore-antologie-bangkok-noir-2011-108348990.html

 

Sur livre de Thailande................http://thailande-fr.biz/shop/nouvelles/bangkok-noir#.UHd3Hq4QW4o

 

Sur romantic Bangkok..............http://romanticbangkok.blogspot.com/2012/05/bangkok-noir.html

 

 

Et ne pas oublier

 

Autres livres des éditions GOPE

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 06:01

 

Je viens de trouver ce site qui vous permet de lire ou de louer des livres sur le site : le Bouquiniste installé en Thaïlande

 

c'est ici   le Bouquiniste

 

Pour les renseignements voir avec l'administrateur du site

 

bouquiniste

 

bouquiniste2

 

bouqiniste3

 

bouqiniste4

 

 


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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 05:00

 

Le jeune éditeur  m'a fait gentiment parvenir son dernier ouvrage dont il est à la fois le traducteur et l'éditeur. L'auteur Richard Mason.

 

Le monde de Suzie Wong cela vous dit forcement quelque chose.

 

Ce qu'en dit Wikipédia :

 

Le roman raconte l'histoire de Robert Lomax, un jeune Anglais, qui commence une carrière d'artiste peintre dans les années 1950. A la recherche de l'inspiration, il s'installe au Nam Kok, un hôtel de passe dans le quartier de Wan Chai sur l'île de Hong Kong. Il devient très vite l'ami de la plupart des filles de l'hôtel, mais reste particulièrement fasciné par l'une d'entre elles, Suzie Wong. S'ensuit une belle histoire d'amour avec de nombreux rebondissements, devenue aujourd'hui l'un des classiques de la littérature anglophone.

Les adaptations 

Une adaptation au théâtre du roman de Richard Mason est produite dès 1958 par David Merrick avec William Shatner et France Nguyen dans les rôles principaux.

En 1960, Richard Quine dirige un film dans lequel William Holden joue le rôle de Robert Lomax et Nancy Kwan celui de Suzie Wong.

En mars 2006, le ballet Suzie Wong est créé par Stephen Jefferies pour le Ballet de Hong Kong.

Le saviez-vous ? 

Richard Mason s'est inspiré du Luk Kwok Hotel sur Gloucester Road, dans lequel il a lui-même séjourné dans les années 1950. A l'époque, l'hôtel était situé sur les quais, mais suite aux nombreux remblaiements, le front de mer s'est aujourd'hui éloigné de plusieurs centaines de mètres. L'hôtel a également été complètement reconstruit depuis.

 

 

 

suzy wong 0001

 

Trouver sur le net chez www.eurasie.net/webzine/spip.php?article1030

 

Aujourd’hui, est-ce que le nom de Suzie Wong vous dit quelque chose ? Une ligne de vêtements sexy, une marque de produits asiatiques, le nom d’un restaurant... Mais saviez-vous que cela vient d’un roman écrit par le britannique, Richard Mason ? « Le monde de Suzie Wong », qui vit le jour en 1957, décrit la rencontre et la romance entre Suzie, une prostituée de Hong Kong, et Robert Lomax un peintre américain. Entre un homme qui vient de perdre son temps dans une plantation d’hévéas en Malaisie, et cette jeune femme pauvre, mère célibataire, rejetée de tout côté. Le livre a eu un tel succès qu’il fut adapté au cinéma en 1960, avec les acteurs William Holden et Nancy Kwan. Comment expliquer un tel engouement ? Probablement, la fascination pour l’inconnu, l’exotisme. Comme l’explique Gérard Henry, journaliste et directeur adjoint de l’Alliance française à HK en préface de l’ouvrage : « Séduire Suzie Wong, c’était pour l’étranger trouver la clé qui ouvrirait la porte d’une culture qui lui était incompréhensible. Suzie Wong devenait ainsi l’incarnation de l’exotisme et l’objet de tous les fantasmes occidentaux, fantasme érotique y compris, car ce dernier imaginait des plaisirs rares et inconnus, dignes des paradis artificiels ». Et aujourd’hui encore, l’histoire de cette rencontre improbable vaut toujours la lecture, un demi-siècle plus tard. Bien écrit, divertissant, riche en rebondissements, le roman a plutôt bien vieilli. Un petit détour par Hong Kong ?

 

 

suzy wong 0002

 

Avec la charmante Suzie Wong vous passerez en sa charmante compagnie un moment inoubliable en Asie.

 

Merci encore à David de m'avoir parvenir son dernier ouvrage.

 

 

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Vous pourez trouver des informations sur cette maison édition dédié pour l'instant à l'asie ici http://lemondedesuziewong.blogspot.com/

 

Les derniers livres parus

 

Le monde de Suzie Wong
Richard Mason – Éditions GOPE
468 pages, 13×19 cm, I.S.B.N. 978‐2‐9535538‐2‐6

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 06:01

 

  En ce début d'année Patrick à réussi l'exploit, après un long travail de publier l'édition 2011 du guide de L'Isan du nord. Cette publication a été possible grace à des annonces publicitaire et la participation de certains Farangs.

 

Je vous rappelle le site de Patrick http://udonthani-en-isan.over-blog.com/

 

guide 2011 0002

 

Cette nouvelle édition s'est enrichie de 34 pages pour atteindre 94 pages.

guide 2011 0002

 

Un très gros travail que l'ami Patrick à su mener de front avec son blog et son forum : http://udonthani.les-forums.com/forums/

guide 2011 0001

 

  Quelques pages prisent au hasard.

 guide 2011 0002

 

 

 Et bien sûr ce guide est GRATUIT (tiré à 1000 exemplaires)guide 2011 0002

 Patrick d'Udon Thani (pas le Patrick que l'on connait sous P..A) à réalisé ce guide sans nègre (pour faire politiquement correcte) assistant, documentaliste, collaborateur etc......guide 2011 0002

 

 

 guide 2011 0002

 

 

 

 Disponible auprès de toutes les bonnes pâtisseries. Patrick se fera une joie de vous dédicacer un exemplaire.guide 2011 0002

  Encore une fois merci pour cet excellent travail.

guide 2011 0002

Découvrez la playlist errol garner avec Errol Garner
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 06:01

 

troisthailande 0001

 

 

 

Un petit coup de main pour un jeune éditeur qui débute et qui a choisi comme axe de développement la Thailande. En photo un libre précédemment publié.

 

 

A lire ici  http://thaigirlgope.blogspot.com/

 

 


 

 

 

Ben n’était pas du genre à aller se coucher de bonne heure, même après une journée éreintante ; ce fut donc lui qui suggéra d’aller voir à quoi ressemblait la fameuse vie nocturne de Bangkok. Emma, qui n’avait rien de mieux à proposer, se contenta donc de protester pour la forme lorsqu’il demanda au chauffeur de taxi de les emmener dans le quartier des bars sur Sukhumvit Road ; elle savait qu’il serait difficile de le faire changer d’avis.
Cette nuit tropicale était chaude et exotique tout comme la faune nocturne. Emma aurait préféré marcher dans une soi un peu plus calme, loin de ces bars, agences de voyages et hôtels ; toutefois, Ben semblait savoir où il voulait aller.

« Mais enfin, c’est quoi cet endroit horrible ? lui demanda-t-elle.
— C’est Nana Plaza… C’est comme Patpong, mais en moins louche. Faut qu’on voie ça maintenant qu’on est là.
— Parle pour toi ! Ça m’a tout l’air d’être les bas-fonds. »
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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 06:01

 

N'achetez pas ce livre vous aller tomber dedans et ne plus le lacher !

 

Non je plaisante un très, très  bon livre d'aventure bassé sur l'histoire réeel de la Thaïlande.

 

Je n'ai pas pu lacher ce livre des mains, mais n'étant pas un littéraire je laisse les internautes suivants en parler

 

 

 

faucon du siam 0002

 

  Trouvé sur la toile :

http://www.ciao.fr/Le_Faucon_du_Siam_Axel_Aylwen__Avis_905058

Le Faucon du siam, deuxième opus, est en ce moment mon livre de chevet.
Je l'ai déjà lu il y a presque 10 ans, mais mon récent voyage en Thailande m'a poussée à reprendre cette magnifique "saga".

Le Faucon du Siam est une trilogie écrite par Axel Aylwen. Vous le trouvez au format livre de poche.
Les 3 tomes sont les suivants:
- tome 1 : Le Faucon du Siam
- tome 2: L'Envol du Faucon
- tome 3: Le Dernier Vol du Faucon

Axel Aylwen est un anglais diplômé d'Oxford et spécialisé dans l'étude de l'histoire et des moeurs thaïlandaises.

L'histoire maintenant. A la fin du XVIIè siècle, Constantin Phaulkon, jeune marin grec arrive au Siam (anciennement la Thailande) avec son mentor. Il tombe immédiatemment amoureux de ce pays et de ses coutumes. Il adopte très rapidement le mode de vie de ce pays, en apprend la langue malgré sa difficulté.

Son ambition dès le début du roman est clair: devenir quelqu'un au Siam. Il met donc tout en oeuvre pour réaliser ses visées politiques. Il s'exile donc pendant quelques mois dans un monastère pour y apprendre la langue royale que très peu de personne maitrisent.

Il va ensuite s'embarquer dans une histoire de vente de canons hollandais (un peu compliqué je ne détaillerai donc pas) à une reine rebelle du Siam. Cette histoire va évidemment mal tourner, mais grâce à ses multiples tactiques il va s'en sortir.

Ainsi, il rencontrera le roi du Siam en personne (honneur réservé normalement à l'élite) et saura gagner sa confiance. Celui-ci va d'abord l'élever à un premier rang de mandarinat (noblesse européenne) tout en le gardant à l'oeil pour vérifier ses intentions louables envers le Siam.

Justement, la personne chargée de l'espionner, n'est autre que la jeune siamoise dont il s'est épris durant toutes ses péripéties.
La jeune fille ayant à de maintes reprises confirmé au roi toutes les bonnes intentions de Phaulkon, la confiance et l'amitié va naître entre ces deux hommes, jusqu'à ce que le roi nomme Phaulkon premier ministre du Siam.
Le reste je vous laisse le découvrir dans les 3 tomes.

Ce roman est bati autour des faits historiques du Siam à cette époque, servi par un homme qui s'y connait:
- indépendance du Siam face aux puissances étrangères
- domination du commerce Siamois par les Maurs
- tentative de colonisation par les hollandais, les anglais puis les français
ce qui donne tout son intérêt au livre.

Vous y découvrirez également toutes les coutumes de ce pays, dont beaucoup sont toujours d'actualité.

Les pages de ce livre sont remplies d'exotisme et d'aventure. On s'y croirait réellement. De plus, ayant visité la Thailande avant de reprendre ma lecture, je me replonge complètement dans ce merveilleux territoire.

Les personnages de leur côté sont typiques mais ne sont ni tout blanc ni tout noir.
Prenons le héros Phaulkon. Très épris du Siam dont il veut garder l'indépendance à tout prix, il n'hésite pas à utiliser des méthodes peu orthodoxes (c'est le cas de le dire) qui fleurtent avec l'illégalité (voire même carrément illégales), à tromper des gens de son entourage en les utilisant, à monter les différentes nations les unes contre les autres pour servir les oblectifs du Siam et sa soif de pouvoir.
Et pourtant, cet homme qui accède aux plus hautes sphères de l'Etat, reste simple et généreux.

Le roi du Siam quant à lui, malgré toute la confiance et l'amitié qu'il porte à son Barcalon (premier ministre Siamois) sait rester ferme et parfois même méfiant fasse à ce farang (étranger).


Vous l'aurez compris, ce livre m'a subjugué, enchanté. Je le conseille à qui recherche exotisme, aventure, amour (et oui il y a bien une merveilleuse histoire d'amour, fil conducteur du livre) mais aussi repères historiques.
Il vous apprendra à connaître et à aimer ce pays merveilleux et lointain, tant géographiquement que par ses coutumes et ses habitudes de vie.

Et vous ne pourrez plus vous endormir le soir.

 

 

 

faucon du siam 0003

  http://www.amazon.fr/product-reviews/2253144525 pour les commentaires suivants

 

 Le faucon du Siam vous fait découvrir à travers un roman palpitant les multiples facettes de la Thailande du 17ème siècle. Pour tous ceux qui ont vécu ou voyagé en Thailande, ce livre retrace quelques traits de ce peuple et de la culture fine qui l'habite : le sourire omniprésent, la grâce de chaque geste, l'érotisme, la complexité des codes qui régissent cette société...Plus qu'un roman historique, ce livre captivant aide à mieux comprendre la Thaïlande d'aujourd'hui.

 

  1fauconsiam 0001

 

  Une page de l'histoire dont on ne connaît souvent que les clichés : éléphants couverts d'or et de pierres précieuses, cohorte d'esclaves prosternés, vêtements chatoyants...
Axel Aylem, historien spécialiste de la Thaïlande, nous emporte de façon magistrale dans un monde surprenant, parfois dérangeant tellement il paraît éloigné du notre, mais tout autant fascinant.
Je vous invite avec ferveur à partager l'ascension extraordinaire du jeune Phaulkon, qu'une détermination sans limite et une immense confiance en soi ont conduit à un destin fabuleux.
Vous trouverez, dans cette fresque monumentale, tous les ingrédients qui nous emportent inéluctablement loin de nos petits tracas quotidiens : mystère, suspens, personnages hauts en couleurs, le tout rehaussé d’un soupçon d’érotisme ; tout cela, sans jamais tomber dans la facilité ou la banalité.
A lire absolument.

  1fauconsiam 0002

  Dès les premières pages nous sommes dépaysés. Tout à la fois très instructif et passionnant, ce livre nous fait découvrir l'histoire du royaume de Thaïlande à travers le parcours d'un occidental qui tombe amoureux du Siam, comme beaucoup d'autres après lui. J'étais très déçue de terminer la lecture, mais je viens de découvrir qu'il y a une suite et je me précipite pour acheter les deux tomes suivants. Pour ceux qui connaissent, le Faucon du Siam m'a plu au moins autant que Le disque de Jade.
Un livre que je conseille à tous ceux qui souhaitent approfondir leur connaissance de l'histoire de la Thaïlande de manière agréable.

1fauconsiam 0003

 Même si ce premier tome commence un peu lentement, l'épopée de ce jeune grec devenu ministre du Roi Narai est unique.
Le roman est construit à partir de l'histoire d'un homme qui a vraiment existé, même si sa fin ne ressemble pas vraiment à celle qui est décrite dans le livre.
Si vous connaissez la Thailande, vous comprendrez mieux le comportement de sa population, vous aurez une autre vision de ses monuments, notamment d'Ayuthia et surtout vous découvrirez qu'à l'époque de Louis XIV, il y avait au Siam un royaume qui était vraiment ouvert au monde tout en sachant préserver sa culture.
La Thailande est le seul pays d'Asie qui n'a jamais été colonisé. La lecture de cet ouvrage permet de comprendre pourquoi.
Il faut absolument lire les trois tomes... mais lorsqu'on commence le premier, il est difficile de ne pas pêcher par gourmandise ....

 

A suivre les deux tomes qui poursuivent l'histoire

 

L'envol du faucon

 

Le dernier vol du faucon

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 05:01

 

 

Les cafards de Jo Nesbo aux éditions "folio policier" acheté 500 baths pour 500 pages aux carnets d'Asie à Bangkok.

 

Et autant le dire tout de suite, j'ai AAAAAAAAdoré. ce livre traduit du norvégien par Alex Fouillet.

 

Une histoire de l'inspecteur Harry Hole qui va enquêter sur la mort de l'ambassadeur norvégien dans Bangkok.

 

Ecrit avec humour dans un style gouleyant, j'ai pris un très grand plaisir dans la "dégustation" de cette histoire. Je vais essayer de lire d'autres histoires de cet inspecteur atypique. Reste à les trouver !

 

Romans policiers avec l'inspecteur Harry Hole

  • L'Homme chauve-souris (1997), Gaïa Polar 2002
  • Les Cafards (1998), Gaïa Polar 2003
  • Rouge-Gorge (2000), Gaïa Polar 2004
  • Rue Sans-Souci (2002), Gaïa Polar 2005
  • L'Étoile du diable (2003), Gallimard Série Noire 2006
  • Le Sauveur (2005), Gallimard Série Noire 2007
  • Le Bonhomme de neige (2007), Gallimard Série Noire 2008

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jo_Nesb%C3%B8

 


 

 

Trouvé sur le net :

 

Dim est une jeune thaï qui comme beaucoup de ses congénères a été "vendue" par ses parents puis transformée en prostituée pour satisfaire les envies des adeptes du tourisme sexuel.
Aujourd'hui elle travaille pour un chinois, Wang Lee, dans son motel, et c'est là qu'elle doit rejoindre son prochain client, mais lorsqu'elle pénètre dans la chambre, c'est pour le découvrir un poignard fiché dans le dos...
Ce client n'est pas ordinaire : il s'agit de l'ambassadeur de Norvège, Atle Molnes, ami intime du premier ministre en place. Pas question que sa mort, dans un bordel, ne soit ébruitée. Pas bon pour la politique, pas bon pour le tourisme, pas bon pour le commerce. L'inspecteur Harry Hole est envoyé sur place pour tirer au clair cette affaire, sans faire de vagues, en collaboration avec la police locale.

À peine rentré au pays après une enquête australienne douloureuse (cf. L'Homme Chauve-Souris), Harry Hole reprend du service et se retrouve à nouveau expatrié à l'autre bout du monde en solitaire.
Harry Hole fait partie de ces personnages récurrents auxquels on s'attache eu égard à la profondeur de sa personnalité, de celle qu'a su lui construire son créateur. Comme quelques autres il a un lourd passé qu'il traîne derrière lui, navigant sur une brèche fragile entourée de précipices qui ne demandent qu'à s'ouvrir. Un faux pas - sans doute dû à un excès d'alcool - et c'est la chute...

Jo Nesbø inscrit ses intrigues dans un contexte, c'est une évidence. Après sa vision "australienne", il nous convie avec Les Cafards à une visite guidée de la Thaïlande, de Bangkok, et d'une particularité qui lie plus précisément les pays nordiques à ce coin d'Asie : le tourisme sexuel, voire la pédophilie.
À travers une intrigue superbement ficelée et en compagnie de personnages qui ne sont pas là pour la figuration, Jo Nesbø montre le visage d'une Thaïlande façonnée par les occidentaux dans les années 60/70 qui, après avoir été le bordel de campagne des troupes américaines cantonnées au Vietnam, est devenue, entre autre, un vaste bordel tout court. Il nous fait approcher également une ambiance, une autre culture, lointaine, une autre civilisation, fière.
Quant à Harry Hole, homme blessé, meurtri, il est plus opiniâtre que jamais : donnez-lui un os à ronger, et c'est toute la carcasse qu'il finira par découvrir, avec même son pedigree complet !..

Un roman dense, sans temps mort, violent, qui, en toute fluidité, vous emporte à l'autre bout du monde.

 

  http://www.polarnoir.fr/livre.php?livre=liv353

 

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Harry Hole est devenu une star en Norvège après ses succès en Australie (voir l’homme-araignée). Il en est d’autant plus gênant pour ses supérieurs et la police norvégienne car il continue à boire et à n’en faire qu’à sa tête. C’est pourquoi ceux-ci, en accord avec le ministère des affaires étrangères, saisissent l’occasion de s’en débarrasser quand l’ambassadeur de Norvège en Thaïlande est découvert poignardé dans un motel connue comme un lieu de prostitution. A Bangkok, Harry va devoir s’adapter à la chaleur, la pollution, la culture, la police locales ... Mais surtout, et ce sera sans doute le plus difficile, aux nécessité des méandres diplomatiques.

Jo Nesbo a eu une démarche intéressante et originale dans le monde du polar : Il commence sa série en envoyant son personnage loin de chez lui, en Australie pour commencer, puis en Thaïlande. Ce n’est que par la suite qu’il le ramènera au pays, mettre à jour les côtés sombres de son pays. Ce deuxième ouvrage est aussi réussi que le premier. On y retrouve avec intérêt le regard porté par un étranger sur une ville hallucinante, démesurée, où tout est plus ... Plus peuplé, plus pauvre, plus pollué, plus parfumé, plus corrompu, plus vivant, plus bruyant ... C’est ce choc, cette saturation des sens qui frappe en premier le lecteur comme Harry. Comme dans le roman précédent, Nesbo réussit parfaitement à décrire une ville et une culture étrangère, sans tomber dans le cliché touristique simplificateur. Il excelle à camper des personnages secondaires extraordinaires, comme ici la lieutenant Liz Crumley (hommage au maître ?) pas piquée des vers, et à trouver la part d’humanité de chacun derrière les masques ou les préjugés. Comme en plus c’est un excellent conteur et constructeur d’intrigue, nous avons là un nouveau grand roman noir.

 

http://www.bibliosurf.com/Les-cafards

 

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  Nouvelle enquête pour Harry Hole, la seconde (lire d'abord "L'homme chauve-souris" et ensuite "Rouge-gorge", c'est mieux pour la chronologie).
L'ambassadeur de Norvège à Bangkok est retrouvé mort, un couteau planté au milieu du dos. Afin d'éviter tout incident démocratique et préserver la vie politique norvégienne, Harry Hole est dépêché sur place pour enquêter en douceur et se débrouiller pour que rien ne filtre. Entre prostituées, pédophiles, mafieux et anciens militaires véreux, Harry Hole va progressivement mettre le doigt dans un engrenage violent et machiavélique.

A un moment donné, je pensais détenir le coupable mais ça me paraissait trop simple. Et puis... Le livre refermé, je suis persuadée que Jo Nesbo savait exactement ce qu'il faisait en ouvrant cette piste pour mieux la refermer: jouer avec nos nerfs! Et il sait si prendre pour brouiller les pistes. L'écriture est allègre, riche et la lecture est très agréable. Un petit bémol cependant sur l'explication de fin de l'intrigue, un brin confuse et puis trop rapide par rapport aux 475 premières pages du livre. J'aurais aimé que Nesbo prenne davantage de temps pour relater cela, histoire que le lecteur puisse deviner et éclaircir en même temps que Harry Hole certains points de l'enquête. Mais ce léger regret n'enlève rien au plaisir que j'ai éprouvé à lire Jo Nesbo que je vous invite à découvrir.

http://clubdesrats.forumr.net/auteurs-n-f16/jo-nesbo-norvege-t2078.htm

 

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Commentaires sur Amazone :

 

Merveilleux polar que ce deuxième opus des aventures de Harry Hole. Pour ceux qui auraient adoré "L'homme Chauve Souris", la suite est remarquable en tous points : même canevas, un inspecteur tourmenté, alcoolique et désabusé est envoyé par le gouvernement norvégien pour enquêter sur la mort suspecte d'un de ses ressortissants ; il s'agit cette fois d'une affaire délicate car le quidam en question appartient à la diplomatie norvégienne et que Hole marche sur des œufs, et, qu'en l'occurrence, il ne tardera pas à les écraser avec délice, faisant chanceler tout le "politiquement correct" de ce verni craquelé de la bonne société expatriée. C'est aussi un cache cache de plus entre un flic et un tueur, mais Harry est ici encore l'anti héros parfait, nous dévoilant sa sensibilité d'écorché vif, plein d'humanité et de doutes, bref, un homme comme tant d'autres ; théorie, le héros est un mythe... PS : il est important de lire les polars de NESBO dans l'ordre, surtout pour ceux qui suivent (ils sont tout aussi géniaux).

 

 

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  Les Cafards, sans être une suite immédiate de "L'homme chauve-souris", n'en reste pas moins une suite de la vie personnelle de notre sympathique inspecteur Harry Hole. C'est là un point commun entre Nesbo et Mankel, qui à travers l'histoire fort bien troussée de leurs enquêtes, nous amènent petit à petit à nous attacher à leur personnage principal.
On voyage beaucoup avec Nesbo, et c'est tant mieux, car c'est un motif supplémentaire permettant une évasion encore plus grande.
Quant à l'intrigue, elle vous tiendra en haleine jusqu'au bouquet final.
Un deuxième volume du même niveau que le premier.

 

  un final en feux d'artifice, mais à vous de le découvrir ! Le truculent inspecteur Harry Hole est embarqué dans une enquête très politique lorsqu'il est chargé de résoudre la mort violente de l'ambassadeur de Norvège en Thaïlande -ami du premier ministre- retrouvé un couteau scintillant dans le dos sur le lit d'un motel à prostituées -pour goûts très spéciales !- dans la banlieue proche de Bangkok... moiteur et touffeur de la cité des anges aux cheveux noirs, pédophilie, courtiers, combats de boxe et combats de coqs, affaire qui doit resté éloignée de la presse à scandale, énigme haletante qui en

 

 

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Dans l'incertitude jusqu'au bout. Les soupçons changent de cible de nombreuses fois, obligeant le lecteur à remettre son analyse en questions tout au long du bouquin. Bien ficelé.

 

 

  Le site de l'auteur : http://www.jonesbo.com/

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 05:01

 

lennemidubien 0001

 

Encore un livre acheté à la librairie Carnets d'Asie, mais par mon ami Gérardqui ma fait ce cadeau. Vous pouvez le trouver aux Carnets d'Asie 480 baths.

 

Le site de l'auteur.

http://www.johnralstonsaul.com/menu_en.html

 

Soyons clair à l'heure ou j'écris cet article, je n'ai lu que la moitié de ce livre. Je le prend tous les soirs, et ............................je n'accroche pas. Pourtant j'avais bien aimé ¨Paradis blues du même auteur.

 

En bref je ne sais pas si je terminerais ce livre mais je voulais vous faire part de son existence et ..............peut-être que vous aimerez.  Je ne suis pas un critique littéraire.

 

Le synopsis :

Collectionneur d'objets rares, amateur d'émotions délicates, James Spencer n'a rien d'un baroudeur. Alors, que fait-il aujourd'hui dans la jungle birmane, dévoré par les sangsues et les moustiques, poursuivi par des bandes armées qui se disputent le privilège de l'abattre ? Tout a commencé par un beau rêve : s'emparer de vingt statues de Bouddha. Avec l'aide d'un journaliste porté sur la bouteille et d'un prêtre américain aux allures peu catholiques, Spencer a mis au point un plan apparemment infaillible. Mais il comprend beaucoup trop tard qu'il est tombé dans un piège. Dans cette région du monde en proie à l'anarchie, où guérilleros de tous bords et trafiquants de drogue se livrent une guerre sans merci, Spencer doit oublier ses bonnes manières et sauver sa peau.

 

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Mon ami Alain (oui je sais il y a un nombre incroyable d'Alain sur Udon) m'a écrit un petit texte sur ce livre qu'il a réussi à terminer :

 

" John Saul , « L’Ennemi du bien », Rivages poche/ Bibliothèque étrangère

John Saul , « L’Ennemi du bien », Rivages poche/ Bibliothèque étrangère

 

Curieux et décevant ce livre de John Saul , plus  connu comme Président du Pen  et essayiste sur l’identité du Canada et la globalisation , que pour les romans d’ aventure.

 

Il est difficile de « croire » à l’intrigue et aux différents personnagesentrainés par Spencer , un conservateur de musée anglais , désirant voler 20 statues de bouddha dans la pagode Ananda à Pagan en Birmanie et qui organise une expédition de Mâé Hong Son  à travers les pistes montagnardes contrôlées  par différents groupes armés rivaux :les Chinois du général Chu de l’ex Armée du Kuomintang, l’armée du Peuple Shan de Khun Minh , et à la frontière , l’armée thaï du général Krit « commandant en chef de toute la région et pouvant recevoir des pourcentages  de tous les trafics. »

 

Par contre on croit aisément à la réalité complexe ou se mêlent à la fois , la lutte nationaliste des Shans et des Karens et autres tribus contre les Birmans,  la présence toujours active des restes de la 2èmeArmée du Kuomintang dans  le contrôle de l’opium, dans ce fameux triangle d’or. Et  des activités des uns et des autres dans les différents trafics et la contrebande .

 Mais ce n’est pas  ce livre qui peut en rendre compte de façon crédible

 

 

Quelques photos de pages prisent au hasard :

 

 

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Vous pouvez voir l'auteur avec Bernard Pivot dans une émission d'apostrophe.

  http://www.ina.fr/video/CPB86009702/des-romans-pour-vos-vacances.fr.html


 

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Bref ,si quelqu'un pouvait m'ouvrir les portes de cet ouvrage. !!!!!

 

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 05:01

 

 

Et bien voici le quatrième livre du fameux John Burdett, Typhon sur Hong Kong.

 

Le quatrième ? plutôt le premier écrit par JohnBurdett qui n'était plus disponible mais devant le succès des "Bangkok 8" et "Bangkok tatoo" ce livre vient d'être réédité par Folio Policier.

 

Ce livre m'a été offert par mon ami Gérard qui l'a trouvé aux Carnets d'asie, conseillé par le Patron.

 

Pour ma part j'ai un peu moins apprécié ce polar qui préfigure les "Bangkok" avec leur célèbre policier. Dans cette première oeuvre on voit apparaître un policier métisse qui préfigure le célèbre Sonchai. Mais il faut le lire et le conseiller.

 

Mais n'étant par un critique littéraire je laisse la place à ces critiques trouvés sur le net.

 

Actu du noir http://actu-du-noir.over-blog.com/article-14193590.html

La découverte de John Burdett avait été pour moi une immense claque. Bangkok 8, publié aux presses de la cité, et depuis repris en poche, est un véritable ouragan de vitalité, d’odeurs, de bruit, de fureur, d’énergie, de violence, d’humour … Les américains parlent d’un cinéma qui doit être « bigger than life », cet anglais au look si british, avec la complicité active de la ville de Bangkok, personnage à part entière de ce roman totalement hors norme, y parvenait d’une façon éblouissante. Craignant d’être passé à côté d’autres chef-d’œuvres de l’auteur, je m’étais immédiatement renseigné sur ses romans, pour apprendre que le précédent, Typhon sur Hong Kong, n’était plus disponible.

 

Il l’est aujourd’hui, grâce à Folio Policier qui le réédite.

 

L’inspecteur Chan travaille pour la criminelle de Hong Kong. Il suit ce qui pourrait bien être sa dernière enquête pour le compte de sa Très Gracieuse Majesté Britannique car, dans deux mois, l’île sera remise sous contrôle chinois. Une enquête hors normes, puisqu’il s’agit de découvrir qui sont les trois personnes qui ont été passées, vivantes, dans un hachoir industriel. Tâche difficile, les steaks hachés étant peu bavards, tâche d’autant plus difficile qu’entre les différentes triades, et le général Xian, de l’armée populaire de Chine, qui contrôle tout le trafic entre la République Populaire et les mafias locales et occidentales installées à Hong Kong, les coupables potentiels ne manquent pas. Pour corser le tout, Chan risque de ne pas être libre de ses mouvements dans une affaire qui se révèle rapidement à très haut risque diplomatique.

 

On trouve déjà, dans ce premier polar de John Burdett (du moins, je crois bien que c’est le premier), ce qui Burdett-Hong-Kong.jpgallait faire le succès des suivants : En premier lieu, la superbe description d’une ville asiatique monumentale, surpeuplée, survoltée, totalement hors norme pour le lecteur européen ; ensuite le choc des cultures asiatiques et occidentales ; tout cela lié par une intrigue solide, souvent insolite, qui multiplie les chausse-trapes. Pour finir, une galerie de personnages impressionnante, avec dans le premier rôle un flic qui préfigure Sonchaï Jitpleecheep, l’extraordinaire flic thaï de la série à venir (Bankok 8 et Bangkok tattoo): métis comme lui, abandonné par son père comme lui, incorruptible comme lui, excellent flic également.

 

La différence repose évidemment sur le lieu, et le moment historique, l’imminence du retour de Hong Kong dans le giron de la Chine pesant de tout son poids sur l’atmosphère de ce polar. C’est également ce qui fait la légère faiblesse de Typhon, par rapport aux suivants. John Burdetty défend une thèse, celle de sa vision de la Chine et de ses rapports avec le reste du monde. Il les défend de façon passionnée et appuyée, trop appuyée, ce qui fait parfois basculer son roman dans l’essai et le pamphlet. Dans les romans consacrés à Bangkok, tout passe, magnifiquement, par la narration, les dialogues ou les situations (souvent très drôles). C’est beaucoup plus efficace, et surtout beaucoup plus romanesque. Cela laisse la liberté au lecteur de tirer les conclusions qu’il veut, à partir d’une réalité bien entendu déformée par la vision de l’auteur. Typhon sur Hong Kong  n’est donc pas exempt d’une certaine maladresse, même s’il reste fort intéressant, en plus d’être très prenant, John Burdett, dès ce premier polar, s’y entendant parfaitement pour tricoter une intrigue. Un brouillon tout à fait recommandable avant la perfection ébouriffante des chef-d’œuvres suivants.

Critique libre http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/15741

Devant l'antre du dragon chinois ...

Ce qu'il y a de bien avec les polars, c’est qu’ils permettent de voyager facilement et de découvrir de nouveaux pays.
On avait déjà parlé de John Burdett avec l'excellent Bangkok 8, qui comme l'indiquait le titre du billet, nous emmenait en Thaïlande.
Cette fois, l'avion atterri à Hong Kong, en 1997 à la veille de la restitution à la Chine de l'ancienne colonie britannique, vestige de la guerre de l'opium lorsque les blancs exploitaient l'immense marché chinois.
On retrouve quelques clés de lecture propres à Burdett et notamment le choc des cultures qui oppose finement des chinois de Chine ou de Hong Kong, des Britanniques et même des Américains ou des Australiens.

[...] Chan aimait l'odeur des livres chinois, subtilement différente des livres occidentaux. Pas de photos sur les couvertures, pas de racolage commercial - tout était dans le texte imprimé. C'est cela que les livres devraient toujours sentir : le papier, la reliure et les mots, pas les fanfreluches.

Ce récit (écrit en 1997 pendant les événements de Hong Kong) nous a semblé un petit peu moins maîtrisé que l'humour ravageur de Bangkok (qui date de 2003) mais les quelques passages un peu faciles (genre yacht, sexe and sun) sont vite lus au bénéfice d'un bouquin très intéressant : le rayon polars de l'année 2008 commence avec une belle surprise.
Le typhon qui menace l'île de Hong Kong au début du bouquin est rapidement oublié : ce n'est qu'une allégorie de la menace plus sérieuse, celle de la Chine à qui vont être restitués ces territoires abandonnés par les anciens colons britanniques.

[...] Chan avait lu un poème contemporain dans lequel le vent était comparé à la ruée d'un milliard d'hommes invisibles écrasant tout sur leur passage. Le poète n'avait pas besoin d'être plus précis : dans la mythologie ancienne, le vent est une manifestation du Dragon, et le trône du Dragon appartenait à l'empereur de Chine.

À deux mois de l'échéance de juin 1997, il reste 6.000.000 de secondes : une pour chacun de ces habitants de l'île qui campent devant l'antre du Dragon chinois.

[...] À cinquante kilomètres au nord vivaient 1,4 milliard d'êtres humains dont l'attention collective était rivée sur Hong Kong, deux mois avant sa restitution à la République Populaire de Chine. C'était comme vivre dans une soufflerie mentale : vous sentiez le vent d'une envie et d'une haine incontrôlables accumulées de l'autre côté de la frontière. Quelqu'un a dit que Hong Kong est un lieu emprunté vivant en sursis. Ce sursis se mesurait maintenant en heures : quinze cents pour le moment, et filant vite. Les communistes arrivaient, ils étaient presque là.

Tout cela prend des allures de fin de siècle et tout le monde s'apprête à basculer du colonialisme anglais (une « dictature éclairée » !) à la dictature tout court.

[...] En Chine, Hong Kong n'est qu'une décoration de Noël, et Noël sera bientôt fini.

Le livre a été écrit, on l'a dit, en 1997 et depuis il s'est avéré que le dragon chinois a bien appris des leçons du capitalisme et que les erreurs du passé (notamment l'effondrement de Shanghaï après sa reconquête en 1949) n'ont pas été reproduites : dix ans après, Hong Kong continue son expansion florissante, même sous le drapeau rouge.
Dans ce décor géo-politique soigneusement dessiné, John Burdett trame une intrigue policière riche et complexe qui entremêle argent sale (on est à Hong Kong !), triades et mafias occidentales (russes, italiens, ... il y en a pour tous les goûts), politique, drogue et même nucléaire.
La prose sans pitié de John Burdett fait souvent mouche et l'on renifle même parfois des parfums de Michael Connelly, belle référence.
Chacun en prend pour son grade : les colons britanniques finissants, les expatriés de tout poil venus s'enrichir ou s'exotiser, et bien entendu les redoutés chinois, qu'il s'agisse des cadres corrompus de l'armée populaire ou des anciens fanatiques des Gardes Rouges dont les échos des atrocités commises pendant la Révolution Culturelle résonnent encore.
Il n'y avait pas grand monde à sauver en 1997 à Hong Kong ...

[...]- Franchement je donnerais dix ans de ma vie pour rester à Hong Kong.
- Sur ce rocher pollué, infesté de chinetoques, superficiel, grossier, matérialiste, étouffant ?
- Vous savez pourquoi ? Parce qu'il grouille de vie, nuit et jour. Il en déborde. Les gens courent dans tous les sens pour gagner leur croûte, personne n'a le temps de rester assis à gémir. L'Angleterre est au Vallium, l'Amérique au Prozac. Ici, les gens se comportent encore en êtres humains. Il y a de la jeunesse, de l'ambition, de l'énergie. Quatre-vingts pour cent de la population ont moins de trente ans.

De quoi renforcer l'idée d'une petite escale à l'occasion d'un futur voyage ...

 

Les chats de bibliothèques http://chatsdebiblio.blogspot.com/2009/11/typhon-sur-hong-kong-john-burdett.html

 

Hong-Kong, 6 millions d'habitants...

... et 6 millions de secondes (1) avant la restitution de l'île à la Chine.
L'inspecteur Chan, un eurasien dont la mère fut assassinée 16 ans plus tôt par les communistes, est chargé d'enquêter sur le meurtre de trois individus dont les corps ont été charcutés par des hachoirs industriels, avant que leurs têtes ne soient jetées à la mer dans des sacs en plastique. Cette enquête nous immerge dans les différentes parties de Hong-Kong, des buildings du quartier des affaires à Mongkok, "l'endroit le plus peuplé de la terre", où cohabitent des réfugiés issus de dizaines de communautés différentes, en passant par "Les Nouveaux Territoires", paysages de conteneurs protégeant des marchandises plus ou moins illégales, squattés par les délinquants et les miséreux. Tout cela compose un monde grouillant et odorant, où 5000 ans de tradition asiatique se mêlent à l'empreinte apposée par le joug britannique.
 
 
 
John Burdett se plait à explorer cette ambiguïté qui fait la caractéristique de Hong-Kong, qui de plus constitue le refuge de milliers de chinois ayant fui le régime communiste de Pékin, et qui appréhendent la prochaine passation de pouvoir. Une angoisse compréhensible pour des individus coincés entre un gouvernement auquel ils ont bien souvent à reprocher la perte d'un -ou de- proche(s), et une administration britannique qui souhaite éviter tout incident avant la restitution de l'île, qui par conséquent ferme les yeux sur les exactions commises par le régime chinois, ainsi que l'a toujours fait le monde occidental, par naïveté d'abord, puis pour sauvegarder les alléchantes perspectives commerciales offertes par l'un des plus grands marchés mondiaux ensuite. Opportunités qu'ont déjà commencé à exploiter les organisations criminelles internationales, qu'il s'agisse des triades asiatiques, des mafias russes, américaines et siciliennes, ou de l'Armée Populaire de Libération chinoise, qui a su tirer des enseignements des pratiques capitalistes. En effet, après l'effondrement du régime soviétique, nombre de dirigeants chinois qui avaient cru au communisme se sont adaptés à la nouvelle donne mondiale en admettant la supériorité du pouvoir de l'argent, et surtout en apprenant à utiliser ce pouvoir...
 
 
A partir d'une histoire ayant pour cadre ce petit territoire qu'est Hong-Kong, l'auteur nous livre une démonstration de l'émergence de la puissance chinoise, avec laquelle il faudra dorénavant compter.
Vous l'aurez compris, "Typhon sur Hong-Kong" est bien plus qu'une simple enquête policière. John Burdett parvient par le biais de son intrigue à rendre compte des ramifications complexes et des enjeux économiques et politiques qui composent les relations entre la Chine et l'Occident, et qui prennent le pas sur le bien-être et les droits des individus. Individus que l'auteur, lui, n'oublie pas : ses personnages sont bien campés, et leur parcours, leurs doutes et les choix qu'ils font servent son propos à merveille.

(1) Le titre original de ce roman est : "The last six millions seconds".

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 05:01

 

 

Alors là, tout de suite 5 étoiles. c'est du lourd. J'ai adoré.

 

Du même auteur que :

 

Bangkok 8 et

Bangkok tatoo

 

C'est John Burdett.

 

Acheté à Carnets d'asie à l'alliance française à bangkok 1200 baths (n'existe pas en poche pour l'instant.

 

Que dire de plus un régal à lire, retrouve les personnages des deux précédents "Bangkok".

 

A posséder absolument dans sa bibliothèque sur l'étagère Thaïlande.

 

Vous trouverez ci-dessous ce qu'en dit le "net";

 

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 Ce qu'en dit gavroche :

 

Après un Bangkok Tattoo quelque peu décevant au regard de l’agréable surprise que représenta à sa sortie Bangkok 8, John Burdett revient cette fois en belle forme avec Bangkok Psycho, le troisième volet des aventures de l’inspecteur Sonchaï Jitpleecheep, métis américano-thaïlandais.
 
Sonchaï reçoit un « snuff movie » dans lequel une très belle prostituée khmère se fait assassiner en direct. Or Jitpleecheep reconnaît aussitôt Damrong dont il fut l’amant éperdument amoureux et qui lui rend des visites érotiques la nuit alors qu’il dort auprès de sa compagne enceinte…

Le ton est donné et l’enquête peut démarrer : Bangkok Psycho, nouvel hommage aux filles de l’I-san, repose, avec réussite, sur les mêmes ingrédients qui avaient pimenté les deux précédents opus thaïlandais de Burdett : on croise pèle-mêle des travestis, des fantômes affamés de sexe, des banquiers aux goûts sexuels pervers, des moines bien peu bouddhistes, le tout dans une ambiance fortement teintée de mystère, voire de mysticisme...

Et l’on retrouve aussi, histoire de ne pas perdre pied, certains personnages piliers de la série : le colonel Vikorn, chef corrompu du 8e district de Bangkok, qui se lance cette fois dans l’industrie pornographique ; Nong, la mère de Jitpleecheep, qui modernise son « bar pour hommes » ; « Miss FBI », qui tombe follement amoureuse de Lek, le katoey assistant de Sonchaï, totalement indifférent à ses avances.

Bangkok Psycho vaut aussi par l’incursion tentée par Burdett en milieu khmer afin de mieux appréhender l’identité thaïe : « Nous leur avons tout pris : femmes, garçons, esclaves, or, leur astrologie, leur conception de leurs temples, leur musique, leur danse – un bel exemple ancien de vol d’identité. La seule chose que nous ne leur avons pas prise, c’est leur cuisine qui est loin de valoir la thaïe et ne la vaut toujours pas. Si on avait su qu’ils nous en garderaient rancune aussi longtemps, on se serait montré plus cléments. »

Bangkok Psycho de John Burdett, Paris : Presses de la Cité, 2009. 343 pages.
1250 bahts, Librairie Carnet d'Asie

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Le monde diplomatique :

 

Bangkok, 8e district. L’inspecteur Sonchaï Jitpleecheep opère bouddhistement au milieu des trafics et de la corruption... et prélève sa part, comme tout policier qui se respecte. Mais l’assassinat de son ancienne maîtresse, l’obsédante prostituée Damrong, lors du tournage d’un snuff movie, va le contraindre non pas à honorer sa mémoire (ce qui serait platement occidental), mais à satisfaire son fantôme (les Thaïlandais comprendront).

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 Eurasie :

 

Les amateurs de polars exotiques vont être aux anges : « Bangkok Psycho » (titre original : Bangkok haunts), troisième volet des aventures de l’inspecteur Jitpleecheep, vient de sortir. On retrouve ce policier métisse, mi-thaïlandais mi-américain, dans une intrigue encore plus tordue que celles des deux premiers opus : Bangkok 8 et Bangkok Tattoo. Le roman s’ouvre sur une scène éprouvante : l’inspecteur reçoit un snuff movie, dans lequel une prostituée se fait assassiner en direct. Le film aurait de quoi ébranler n’importe qui. Mais il touche encore plus Jitpleecheep qui a été l’amant de cette belle jeune femme khmère, Damrong. S’ensuit une enquête aux frontières du réel où se télescopent des travestis artistes peintres, des fantômes affamés de sexe et encore des banquiers aux goûts particulièrement malsains. Autant dire qu’on ne s’ennuie pas une seconde ! Au fil des pages, on retrouve le chef du 8e district de Bangkok, le colonel Vikorn qui érige la corruption au rang de sport de haut niveau, et dans cet opus, tente de se lancer dans l’industrie pornographique, hautement lucrative. On croise aussi la mère de Jitpleecheep, Nong qui tente différentes innovations pour attirer plus de clients dans son « bar pour hommes ». Vous êtes prêt à ouvrir la première page ? Préparez vous à un voyage qui vous mènera des taudis de Klong Toy à Bangkok jusqu’aux hôtels miteux de Phnom Penh en passant par les bordels ultrachics de la capitale thaïlandaise. Un sacré voyage, non ?


 

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http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/20900

 

John Burdett nous avait déjà emmenés à Hong-Kong et surtout en Thaïlande avec Bangkok 8. On avait apprécié l'humour futé de ce voyage dans les bas-fonds du district 8 de la cité des anges (Krung Thep en VO) et l'intelligence amusée avec laquelle cet auteur américain essayait de nous instruire du fossé culturel entre les occidentaux (nous, les farangs) et les asiatiques.
Il récidive avec Bangkok Psycho (entre temps il y aura eu Bangkok Tattoo, qu'on n'a pas lu).
De nouveau Burdett met en scène Sonchaï, le flic métis qui a raté sa vocation de moine bouddhiste et l'américaine Kimberley, miss FBI, élevée au biberon judéo-cartésien, ce qui lui fournit bien évidemment tous les prétextes pour opposer les deux cultures.

[...] - Bon, d'accord [...] pour toi, l'esprit occidental est le croisement digne de Frankenstein d'une religion mal ficelée et des idées d'une bande de pédophiles grecs [...] ?
- Oui, à peu près.

Ou encore (c'est toujours miss FBI qui parle) :

[...] Tu es le fils d'une pute, proxénète, tu diriges un bordel, tu fais partie d'une des polices les plus corrompues d'Asie, mais tu es innocent.
Je n'ai jamais enfreint une loi, fraudé, menti ni participé à une affaire tordue de ma vie, et pourtant je suis corrompue, je me sens sale.

Dans cet épisode, Kimberley tombe même amoureuse du bel adjoint de Sonchaï ... un transsexuel sur le point de se faire opérer ! Kimberley considère cela comme un véritable gâchis (!) et n'aura de cesse de convaincre Sonchaï d'amener son ami(e) à renoncer !
Comme Bangkok 8, la première partie de Bangkok Psycho est une promenade, certes mouvementée (c'est quand même un polar) mais une promenade quand même, amusante, passionnante, cocasse, pittoresque, instructive, dans la culture thaï et les arcanes d'incompréhension où s'égarent les farangs.
C'est savoureux, finaud, ironique, on avait déjà tout dit dans notre précédent billet sur Bangkok 8 mais on ne s'en lasse pas.
Mais tout comme dans Bangkok 8, la seconde partie du bouquin bascule dans l'horreur, fini de rigoler.
La région n'est pas de tout repos, la vie y est rarement facile et on a même droit à quelques incursions au-delà de la frontière Khmère.
Ça secoue, et je ne parle pas du 4x4 sur la piste !
On y apprend notamment les règles, heureusement méconnues, du jeu de l'éléphant et je peux vous assurer que, lors de votre prochaine visite au zoo, vous ne regarderez plus ces paisibles pachydermes du même oeil ...
Plus sérieusement, John Burdett nous décrit une Thaïlande où nos frontières cartésiennes si commodes semblent se diluer dans la moiteur tropicale.
Il n'y a plus guère de frontière entre les hommes et les femmes : il est beaucoup question dans ce livre des travestis, transsexuels et autres katoeys (un peu l'équivalent des rae-rae de Tahiti).
Il n'y a plus guère de frontière entre le bien et le mal : le grand patron de Sonchaï (Vikorn) est tout autant un parrain de la mafia locale que le colonel en chef de la police et l'on ne sait jamais trop dans quel registre il opère, passant de l'un à l'autre avec une aisance très déconcertante mais toute bouddhiste.
Et il n'y a plus guère de frontière entre les vivants et les morts : au pays de la réincarnation, quand une vie humaine n'est somme toute qu'un petit moment d'un grand tout kharmique, les fantômes viennent vous hanter la nuit, voire reviennent carrément pour solder leurs comptes (le titre en VO est Bangkok Haunts).
Dans la dernière partie du bouquin, John Burdett nous donne (et avec beaucoup d'habileté alors que l'exercice est périlleux) deux versions à comprendre en filigrane d'une même histoire à lire : la version logique où les méchants se font rattraper comme dans toute bonne intrigue policière et puis la version magique où les morts ne se contentent pas de crier vengeance mais entendent bien régler eux-mêmes leurs histoires avec les vivants.
Le plus fort (et Dieu sait qu'on a pourtant été élevé au même biberon que miss FBI) c'est que, malmenés jusqu'ici par l'histoire que nous a contée Burdett, on ne sait finalement pas trop quelle lecture on a envie de privilégier ...
Dans cette aventure, il est également beaucoup question de sexe (bien plus, me semble-t-il, que dans mes souvenirs de Bangkok 8), pas du sexe-galipettes mais du sexe-puissance qui anime les tréfonds de l'âme humaine, du sexe-tsunami.
Comme si Bangkok n'était pas seulement la capitale mondiale du commerce de la chair mais bien plutôt l'épicentre terrestre de cette vague de fond.
Si pour conclure on ajoute que tout démarre avec un snuff-movie (quand sont filmés en direct et pour de vrai, sexe et meurtre mêlés pour de sordides mais riches amateurs) on comprendra que Bangkok Psycho est décidément un roman passionnant mais dérangeant. Très dérangeant.

 

bangkok psycho 0006

 

 

Trahit-on John Burdett, l’auteur de ce thriller très amoral, en lui imputant des visées didactiques ? Son monde de la nuit — celui des katoey (transsexuels) ou des spécialistes de l’essorage de farang (Occidentaux) — fait ressortir la réalité sociale qui le sous-tend : l’exploitation des hommes et des femmes des régions pauvres par des affairistes de la capitale. Le roman évite le jugement ou le mélo, mais use de l’ironie et du fantasme. D’où un va-et-vient entre évidence et étrangeté qui pique,affole et accroche — comme un piment thaï.

Xavier Monthéard

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Published by alainest - dans les livres
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